En 1963, Henri Guillard, directeur de l'école primaire de la rue Lesdiguières, à Grenoble, membre actif de l'IDEM (Institut dauphinois de l'Ecole moderne pour la mise en œuvre de la méthode Freinet), son ami Pierre Dubois, inspecteur d'académie, adepte lui aussi de la pédagogie Freinet, et le Docteur Charles Katz, président de la section iséroise de l'ANACR (Association nationale des Anciens combattants de la Résistance), réalisent avec l'aide de Robert Avezou, directeur des Archives départementales de l'Isère, une exposition sur la Résistance dauphinoise. Son succès autant que l'envie de tous de donner suite à cette exposition, les amènent, rejoints par Gustave Estadès (ancien du mouvement Combat, déporté et membre du comité directeur de la section de l'Isère de la Fédération nationale des déportés, internés résistants et patriotes - FNDIRP), à fonder la même année, le Comité du Musée de la Résistance dauphinoise.
Le Musée de la Résistance dauphinoise est inauguré en 1966, dans un local de la ville de Grenoble (l'appartement natal de Stendhal), 14 rue Jean-Jacques Rousseau, par Hubert Dubedout, maire, en présence de Laure Moulin, sœur de Jean Moulin.
En avril 1966, l'année de l'inauguration du Musée de la Résistance dauphinoise : Robert Avezou est président, Gustave Estadès et Charles Katz sont vice-présidents, Henri Guillard est secrétaire et Jean Grey, secrétaire adjoint, M. Couturier est trésorier et M. Guimet, secrétaire adjoint. Les autres membres du conseil d'administration sont : le Dr Batailh, Jean Berfini, M. Decoeur, M. Chassigneux, Jules Laforge (alors conservateur du Musée dauphinois), Georges Bois-Sapin, Eugène Chavant, Suzanne Sylvestre, M. Courier, M. Gervasoni, M. Ferlay, M. Surle, M. Guibourdenche, M. Michel, André Duffour, le Dr Pierre Fugain, Jean Grey, André Lanvin-Lespiau, Renée Maire, Raymond Périnetti, Roger Rahon, le colonel Tanant et le Dr Robert Tissot.
En 1970, cette réalisation prend le nom de Musée de la Résistance et de la Déportation et reçoit la même année, la visite et le soutien de Pierre Mendès-France, alors député de l’Isère. Au début des années quatre-vingt, les limites du fonctionnement du musée, en termes d'accès, d'espace, de fonctionnement et de fréquentation, incitent l'association à demander son transfert dans un lieu plus approprié.
Liens vers