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Actualité

Face au génocide, du Cambodge à l'Isère
du 24 avril au 12 octobre 2009

Faisant suite à l’exposition Témoin S-21. Face au génocide des Cambodgiens qui proposait un éclairage sur les traces du crime de masse perpétré par les Khmers rouges de 1974 à 1979, Face au génocide, du Cambodge à l’Isère, s’intéresse au refuge des exilés en France et, plus précisément, en Isère. Janvier 1979, la chute des Khmers rouges laisse le Cambodge face au désastre dont on découvre progressivement l’ampleur et aux plaies profondes d’un pays  à reconstruire.
Des dizaines de milliers de Cambodgiens, vont alors préférer le chemin de l’exil et connaître le parcours lent et fastidieux des réfugiés en attente d’un pays d’asile. Quelque 130 000 d’entre eux parviennent  en France. 
En Isère, la solidarité s’organise. Dès mai 1975, à Lumbin puis à Cognin-les-Gorges, le Secours catholique ouvre des centres d’hébergement et un comité départemental d’entraide est créé afin d’accompagner quelque 3 000 réfugiés du sud-est asiatique, dans leurs démarches et leur intégration tant sociale que professionnelle. Aujourd’hui, près de 500 personnes d’origine cambodgienne vivent en Isère dont la plupart ne sont jamais retournées au Cambodge. Longtemps silencieuse, leur mémoire se libère aujourd’hui, à la faveur des procès de Phnom Penh. La résilience, après un tel traumatisme, suppose de pouvoir dire et d’être entendu. C’est tout l’enjeu de cette exposition dont l’objectif est autant de faire part de l’histoire des Isérois d’origine cambodgienne que de témoigner de l’accueil et de l’aide qu’ils reçurent en Isère.

En partenariat avec l’École de la paix de Grenoble et avec l’actif soutien de l’Association des Cambodgiens de l’Isère.

Voir le dossier expo

 

Résister, militer
Défendre les Droits de l’Homme en Isère, de la Libération à aujourd’hui

disponible sur DVD

Un film éditée par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère
Maison des Droits de l’Homme

Réalisé par Michel Szempruch (Repérages), 2007, 63 min

Un DVD et son livret de seize pages au prix de 10 €, pour accompagner et prolonger en Isère le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Autour des témoignages de vingt-cinq militant(e)s engagé(e)s dans quelques-unes des nombreuses causes défendues en Isère, des années 1940 à nos jours, le film Résister, militer conduit à nous interroger sur ce qui amène l’individu à agir contre l’inacceptable à un moment ou à un autre de son existence et, plus largement sur son rôle dans la société. Michel Szempruch a abondamment puisé dans les soixante heures de témoignages filmés enregistrées dans le cadre de l’exposition Rester libres ! mais le groupe de travail, composé d’universitaires et de responsables d’associations, qui a conseillé cette réalisation, a émis le souhait que des militants plus jeunes y apparaissent.  Ainsi serait-il évité de cantonner le militantisme isérois dans une histoire révolue pour montrer comment il perdure et se manifeste aujourd’hui. Michel Szempruch a donc repris sa caméra et filmé sur le vif, chez des agriculteurs, des lycéens ou des syndicalistes, des scènes et des témoignages d’une vive actualité. Le tout compose un film d’environ soixante minutes dans lequel apparaît une image réconfortante de l’humanité iséroise, décidément engagée dans une démocratie participative, réactive et combative, souvent prête à agir dès que les libertés sont menacées.

 « Des témoignages de tous les âges; Des témoignages de militants pour les Droits de l’Homme, quelles que soient la couleur, la situation sociale, la religion… Que ces voix puissent être entendus, par toutes les générations, celles d’hier, d’aujourd’hui et encore plus celles de demain dans un appel à tous pour RÉSISTER,MILITER. Voici ce que m’inspire ce film. » Maurice Bonnet

« Le film RÉSISTER, MILITER vous entraîne dans une valse étourdissante, et ce n’est pas là son moindre intérêt que d’avoir su restituer le dynamisme de militants anonymes ou de résistants notoires. »
Jérôme Ferrand

« Ce film est tonique. Je n’ai pas trouvé – comme souvent dans ce genre de document qui évoque un passé – de trace de nostalgie. Il est aussi d’une profonde simplicité. Il respire la vie. Et surtout, il offre pour les résistances et combats d’aujourd’hui plein de perspectives. » Bernard Gilman

 
 

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