Avec la répression allemande et l'une de ses formes les plus avilissante, la déportation, la logique nazie se révèle dans toute sa monstruosité.
Des Isérois, des Résistants pour la plupart, ont séjourné par centaines dans les sinistres cachots de l'immeuble réquisitionné, 28 cours Berriat, par la Gestapo. Ils y ont souffert de la torture et vécu parfois des moments tragiques avant de connaître l'enfer de la déportation.
La déportation conduit vers les camps du système concentrationnaire nazi.
En dépit de conditions sanitaires désastreuses, du manque de nourriture, de la promiscuité, des sévices et de la maladie, "l'esprit survivait". Plus de 2000 personnes de l'Isère, dont 400 pour la seule manifestation du 11 novembre 1943, sont déportées.
Le 20 janvier 1942, les nazis décident l'extermination des Juifs, c'est la "solution finale" : la mort pour plus de 4 000 000 de personnes. La mort aussi pour les autres par le travail jusqu'à l'épuisement, car les S.S. qui considèrent les déportés comme un peuple d'esclaves les louent aux industriels allemands. Les camps ne seront libérés qu'en mai 1945 quand ne survit qu'une minorité de rescapés, ceux que les S.S. n'ont pas pu supprimer avant de fuir.