
A Grenoble, la guerre va frapper une ville en plein essor économique, majoritairement acquise aux positions antifascistes.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la population de l'Isère accuse une décroissance.
L'usage grandissant de l'énergie hydraulique stimule le développement industriel des années 1920 et 1930.
Ce nouvel essor économique entraîne, dans les villes du département et particulièrement à Grenoble, l'arrivée de ruraux et de nombreux immigrés. La natalité remonte.
Les progrès de l'industrialisation favorisent l'accroissement de la population ouvrière.
La vie politique locale, marquée par une prépondérance de la gauche, donne un écho très favorable au Front Populaire et aux positions antifascistes.
Mais la politique expansionniste de l'Allemagne nazie et la guerre qu'elle provoque donnent un coup d'arrêt brutal à la croissance économique de l'Isère.
Grenoble dont l'extension se préparait, va perdre trente années de développement. Après la défaite et l'armistice, la population du département, comme celle du reste de la France occupée, va souffrir de la pénurie.
De nombreuses personnes, fuyant la guerre et le nazisme, choisissent pour quelque temps encore de se réfugier dans la région grenobloise. Mais l'Etat policier de Vichy multiplie les interdits et les répressions, suscitant bientôt des réactions de méfiance ou de franche hostilité.
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