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La genèse du projet culturel

Décidé par l’exécutif du Conseil général de l’Isère en décembre 2001, sur proposition de Madame Christine Crifo, conseillère générale de Grenoble, la mise en place d’une Maison des Droits de l’Homme est confié à l’équipe du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. Cependant, de nombreux partenaires ont contribué à la genèse de ce projet. L’historique qui suit a pour objectif de reconnaître le rôle de chacun.


Le rôle des associations

Rassemblées en 1998 dans le cadre du cinquantenaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme , des associations iséroises décident en mars 1999 de maintenir leur collectif sous le nom de : Action inter-associative de défense des Droits de l'Homme. Plusieurs opérations sont alors menées : une conférence sur le Kosovo à l'Hôtel de Ville de Grenoble, la création, en relation avec l'Ecole de la Paix d’un Comité de défense des Communautés de Paix en Colombie, le soutien de l'initiative de l’Association contre l’esclavage contemporain, qui a permis de présenter une exposition et une conférence en 2000, la conférence du 17 octobre 1999 organisée par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère (MRDI) à propos de la manifestation d'octobre 1961, la journée d'étude organisée en novembre 99 par la section de l'Isère de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) et l'Institut d'études politiques (IEP) sur le thème Résistances aux fascismes, etc.

Avec l'objectif de valoriser l'acquis de ces initiatives, leur donner une assise et des développements, les associations du collectif (Amnesty International, Juristes sans frontières et Humacoop, notamment) proposent alors que le bâtiment bientôt désaffecté du Palais de Justice héberge bientôt un Centre des Droits de l'Homme dont l'action s'organiserait selon quatre pôles : recherche et documentation, formation (en liaison avec l'Université), solidarité (action humanitaire) et droit international humanitaire. Le projet est cependant ambitieux et la nécessité de le partager avec les nombreuses associations en présence soulève des difficultés, à commencer par son appellation qui devient alors : Centre de la solidarité, de la justice et des Droits de l'Homme. Probablement conscients des risques de ne pas aboutir, certains proposent de "s'essayer" sur une question : la Tchétchénie, par exemple . Les membres d'Amnesty, quant à eux, sont partisans de réduire la vocation du Centre à celle d'un lieu de documentation, de rencontres et d'expositions, susceptible de fédérer les associations autour d'un certain nombre d'actions communes .


La Maison de l’International

Lancée, dit-on, dans les années 1980 pour reconnaître et valoriser à Grenoble la grande diversité culturelle des origines de beaucoup de ses habitants, l'idée d’une Maison de l'international est reprise en 2001 par un important collectif inter-associatif, animé notamment par le Centre d'information inter-peuples (CIIP). Ses représentants rencontrent Mme Christine Crifo, pour le Conseil général, en juillet 2001 puis M. Jean-Jacques Gleizal, pour la Municipalité de Grenoble, en janvier 2002. Avec des objectifs, tels "le soutien aux peuples en lutte pour la reconnaissance de leurs droits" ou "la lutte contre toutes formes de discrimination", le projet précédent de Centre de la solidarité, de la justice et des Droits de l'Homme et celui de Maison de l'international se recoupent de façon évidente jusqu'à prendre un temps l'appellation commune de Centre des Droits de l'Homme et de la solidarité internationale. Les initiateurs de la Maison de l'international sont cependant soucieux de leur indépendance et expriment leur volonté d'une gestion collective, inter-associative, de la structure en projet.

M. Jean-Jacques Gleizal, maire-adjoint de Grenoble, chargé des relations internationales et de la coopération décentralisée et désireux de développer l'action menée jusqu'ici par Horizon international en y associant, en relation étroite avec l'Université de Grenoble, des missions de formation dans le cadre d'un projet de Maison de l'international, accueille favorablement la proposition du collectif, précisant qu'elle pourrait correspondre à ce qu'il souhaite mettre en place au nom de la municipalité, si ce collectif renonçait à la gestion inter-associative. En voie d’implantation dans une partie des locaux de l’ancien Hôtel de ville de Grenoble, la Maison de l'international suit désormais sa voie, dans le cadre municipal. La Maison des Droits de l’Homme, dont la vocation est départementale et culturelle avant tout, devrait pouvoir, à terme, nouer de profitables complémentarités avec la structure communale.

Lien vers :

Le projet du Conseil général de l'Isère

La philosophie

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